Scene de vie sur Wallis - UVEA

La circulation sur Wallis

Vendredi 14 mars 2008

 

La circulation de Wallis

 

Après avoir visiter la maison et posés nos affaires, nous visitons l’île.

La première chose qui surprend quand on conduit, c’est l’état des routes, et la façon de conduire des wallisiens.

Les routes goudronnées ont des trous énormes qui vous obligent à slalomer durant tout le trajet, il n’y a que très peu de panneaux, et aucune différence visible entre les différents villages.

Il n’y a pas non plus de nom de rue, ce qui complique toujours la visite chez un ami.

Mappy ne sert à rien, il ne reconnaît même pas l’île :)

Il n’y a pas de cartes routières (normal, il y a très peu de routes)

Donc, pour trouver une habitation, les indications sont de ce type :

« Au croisement derrière le grand cocotier, il y a un toit bleu, et là, tu tourne après le manguier »

Le problème, c’est que des cocotiers, manguiers et autres espèces foisonnent sur l’île, alors on y va au petit bonheur la chance.

 

En ce qui concerne les trois quart des accès aux maisons, ce sont des chemins de terre rouge.

Quand les chemins sont secs, c’est super on se prend pour Indiana Jones, mais quand les chemins sont humides, donc boueux, là, on rigole moins, et Indiana Jones participent au Camel trophy et Paris Dakar réuni.

 

Petite exemple, sur la RT3 en direction d’AHOA, notre première excursion sur l’île.

 

Nous venons d’acheter notre petite voiture citadine, et nous nous baladons sur l’île

Sans carte ni indication routières nous nous perdons, nous prenons une route qui passe brutalement du goudron au chemin de terre.

La veille il avait plue, donc le chemin s’est transformé en marécage de terre rouge.

 

Nous voila embarqué sur cette route, avec la voiture bougeant de tout coté, avançant à 20 à l’heure. Bientôt, je ne contrôle plus rien, la voiture chasse des 2 cotés, je ne peux freiner, car sinon, la voiture glisse et je ne la contrôle plus, donc, j’accélère, et là, nous n’avançons plus, nous nous enlisons.

Je sort pour voir les « dégâts », et je suis surpris de ne plus voir les roues, en fait les roues sont là, mais avec 15cm de boue rouge dessus, nous adhérons au chemin grâce a de la boue.

 

Apres quelques temps, nous avons pu continuer à avancer, et enfin redécouvrir la route goudronnée.

 

Un autre exemple, toujours dans un chemin en se baladant, après une descente, j’avais le soleil de face, nous arrêtons brutalement, impossible à avancer, nous nous regardons incrédule. Je ne comprend pas pourquoi nous ne pouvons plus avancer, il n’y a rien devant nous.

Apres être sorti, et m’être baissé sous la voiture, un rocher était là sous la voiture, et avait bloqué le châssis.

Une simple marche arrière nous a dégagé, mais c’était la première fois que je me retrouvais « comme un con », ne comprenant pas ce qui arrivait, on roulait, et d’un coup « poc » on s’arrête, et ce, sans rien voir de gênant. Ca fait tout drôle.

 

Une des choses qui surprend aussi, c’est le manque de trottoir et de panneaux réfléchissants, en fait il manque des repères.

Il n’y a aucun feu rouge, aucune ligne blanche, pas de panneaux de signalisation de vitesse, donc on roule à l‘allure que l’ont veux et UN rond point (tout une attraction J)

La journée les wallisiens roula entre 30 et 50 kmh

Pour moi, c’est l’enfer !

Habitué à la conduite « sportive et forcive » parisienne, je passais mon temps à gueuler sur cet E……E qui ne roulait pas assez vite.

Bon, ca va mieux maintenant, j’ai pris le rythme wallisiens J

 

La nuit par contre, les wallisiens avec quelque degré d’alcool dans le sang se prennent pour « Schumacher ou MADMAX,voire un peu des deux »

A cela, vous ajouter ceci :

 

Quand vous ne voyez pas de phare, mais que vous entendez un bruit de moteur, c’est un scooter.

Quand vous ne voyez qu’un phare, ce n’est pas une moto, mais un 4x4.

Et le pire, ce sont les piétons, impossible à distinguer, sauf au dernier moment.

Heureusement, certains véhicules sont tout à fait en règle en matière de signalisations.

 

La végétation est un danger aussi, elle n’hésite pas à prendre place sur le peu de place des chemins (il ne faut pas avoir peur de rayer la carroserie)

Et de nuit, sans aucune lumiere sauf celle de la Lune,  vous ne savez pas quand la route tourne ou s’arrête, et pour rentrer chez vous de nuit, il ne faut pas se tromper de chemins (cela nous est arrivé les premiers jours, impossible de retrouver le chemin de la maison, alors, on les a tous fait :)

 

Il existe aussi une conduite à la « wallisienne » cette conduite peut être qualifié de « free »

En effet, la plupart des wallisiens n’ont pas le permis de conduire, ne leur demander pas de faire un créneau, ils ne savent pas !

Ce qui est normal, car ici, tout le monde se gare n’importe ou, dans les chemins, les pelouses, partout ou on peut se garer en ligne droite.

 

Donc, ceux qui n’ont pas le permis, naturellement, ne mettes pas de clignotant, s’arrête là ou cela leur plait, et sans prévenir bien entendu.

 

Les véhicules sont aussi pour quelques choses, pour un wallisiens, tant que le moteur tourne, tout va bien, même si autour la carrosserie n’existe plus.

 

Il est coutumier de voir des dizaines de personnes dans une benne de pick up, voir sur le toit du véhicule…quand on pense à la sécurité routière en métropole, on se dit qu’ici, ils pourraient s’arracher les cheveux.

 

Brefs, pour conduire ici, il faut être très attentifs.

Le problème pour moi, c’est quand je vais revenir en métropole, s’aurais je encore conduire sur le périph’ ?

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Publié à 03:24, le vendredi 14 mars 2008, Wallis-et-Futuna
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