Scene de vie sur Wallis - UVEA

La circulation sur Wallis

Vendredi 14 mars 2008

 

La circulation de Wallis

 

Après avoir visiter la maison et posés nos affaires, nous visitons l’île.

La première chose qui surprend quand on conduit, c’est l’état des routes, et la façon de conduire des wallisiens.

Les routes goudronnées ont des trous énormes qui vous obligent à slalomer durant tout le trajet, il n’y a que très peu de panneaux, et aucune différence visible entre les différents villages.

Il n’y a pas non plus de nom de rue, ce qui complique toujours la visite chez un ami.

Mappy ne sert à rien, il ne reconnaît même pas l’île :)

Il n’y a pas de cartes routières (normal, il y a très peu de routes)

Donc, pour trouver une habitation, les indications sont de ce type :

« Au croisement derrière le grand cocotier, il y a un toit bleu, et là, tu tourne après le manguier »

Le problème, c’est que des cocotiers, manguiers et autres espèces foisonnent sur l’île, alors on y va au petit bonheur la chance.

 

En ce qui concerne les trois quart des accès aux maisons, ce sont des chemins de terre rouge.

Quand les chemins sont secs, c’est super on se prend pour Indiana Jones, mais quand les chemins sont humides, donc boueux, là, on rigole moins, et Indiana Jones participent au Camel trophy et Paris Dakar réuni.

 

Petite exemple, sur la RT3 en direction d’AHOA, notre première excursion sur l’île.

 

Nous venons d’acheter notre petite voiture citadine, et nous nous baladons sur l’île

Sans carte ni indication routières nous nous perdons, nous prenons une route qui passe brutalement du goudron au chemin de terre.

La veille il avait plue, donc le chemin s’est transformé en marécage de terre rouge.

 

Nous voila embarqué sur cette route, avec la voiture bougeant de tout coté, avançant à 20 à l’heure. Bientôt, je ne contrôle plus rien, la voiture chasse des 2 cotés, je ne peux freiner, car sinon, la voiture glisse et je ne la contrôle plus, donc, j’accélère, et là, nous n’avançons plus, nous nous enlisons.

Je sort pour voir les « dégâts », et je suis surpris de ne plus voir les roues, en fait les roues sont là, mais avec 15cm de boue rouge dessus, nous adhérons au chemin grâce a de la boue.

 

Apres quelques temps, nous avons pu continuer à avancer, et enfin redécouvrir la route goudronnée.

 

Un autre exemple, toujours dans un chemin en se baladant, après une descente, j’avais le soleil de face, nous arrêtons brutalement, impossible à avancer, nous nous regardons incrédule. Je ne comprend pas pourquoi nous ne pouvons plus avancer, il n’y a rien devant nous.

Apres être sorti, et m’être baissé sous la voiture, un rocher était là sous la voiture, et avait bloqué le châssis.

Une simple marche arrière nous a dégagé, mais c’était la première fois que je me retrouvais « comme un con », ne comprenant pas ce qui arrivait, on roulait, et d’un coup « poc » on s’arrête, et ce, sans rien voir de gênant. Ca fait tout drôle.

 

Une des choses qui surprend aussi, c’est le manque de trottoir et de panneaux réfléchissants, en fait il manque des repères.

Il n’y a aucun feu rouge, aucune ligne blanche, pas de panneaux de signalisation de vitesse, donc on roule à l‘allure que l’ont veux et UN rond point (tout une attraction J)

La journée les wallisiens roula entre 30 et 50 kmh

Pour moi, c’est l’enfer !

Habitué à la conduite « sportive et forcive » parisienne, je passais mon temps à gueuler sur cet E……E qui ne roulait pas assez vite.

Bon, ca va mieux maintenant, j’ai pris le rythme wallisiens J

 

La nuit par contre, les wallisiens avec quelque degré d’alcool dans le sang se prennent pour « Schumacher ou MADMAX,voire un peu des deux »

A cela, vous ajouter ceci :

 

Quand vous ne voyez pas de phare, mais que vous entendez un bruit de moteur, c’est un scooter.

Quand vous ne voyez qu’un phare, ce n’est pas une moto, mais un 4x4.

Et le pire, ce sont les piétons, impossible à distinguer, sauf au dernier moment.

Heureusement, certains véhicules sont tout à fait en règle en matière de signalisations.

 

La végétation est un danger aussi, elle n’hésite pas à prendre place sur le peu de place des chemins (il ne faut pas avoir peur de rayer la carroserie)

Et de nuit, sans aucune lumiere sauf celle de la Lune,  vous ne savez pas quand la route tourne ou s’arrête, et pour rentrer chez vous de nuit, il ne faut pas se tromper de chemins (cela nous est arrivé les premiers jours, impossible de retrouver le chemin de la maison, alors, on les a tous fait :)

 

Il existe aussi une conduite à la « wallisienne » cette conduite peut être qualifié de « free »

En effet, la plupart des wallisiens n’ont pas le permis de conduire, ne leur demander pas de faire un créneau, ils ne savent pas !

Ce qui est normal, car ici, tout le monde se gare n’importe ou, dans les chemins, les pelouses, partout ou on peut se garer en ligne droite.

 

Donc, ceux qui n’ont pas le permis, naturellement, ne mettes pas de clignotant, s’arrête là ou cela leur plait, et sans prévenir bien entendu.

 

Les véhicules sont aussi pour quelques choses, pour un wallisiens, tant que le moteur tourne, tout va bien, même si autour la carrosserie n’existe plus.

 

Il est coutumier de voir des dizaines de personnes dans une benne de pick up, voir sur le toit du véhicule…quand on pense à la sécurité routière en métropole, on se dit qu’ici, ils pourraient s’arracher les cheveux.

 

Brefs, pour conduire ici, il faut être très attentifs.

Le problème pour moi, c’est quand je vais revenir en métropole, s’aurais je encore conduire sur le périph’ ?



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Publié à 03:24, le vendredi 14 mars 2008, Wallis et Futuna
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Les joies de l'avion !

Vendredi 8 février 2008

Les joies de l'avion

Ahh prendre l'avion pour une destination inconnue, les sensations au décollage et le soulagement à l'atterrissage.

Telles sont les sensations des gens qui partent en vacances.

Pour nous, il y avait de ça, mais aussi...
- Les contraintes de se balader chargés comme un mulet dans les couloirs de l'aéroport
- Les strip-teases successifs
- Les questions à la con
- L'impression d‘être enfermés dans une boite à sardine avec des ailes
- La petitesse des cabines
- Les trous d'air (l'impression d'être à la foire du trône sur le plus grand manége)
- Les ronflements des 485 passagers (j'en fais partie)
- Et surtout, surtout...rester assis sans bouger pendant plus de 26 heures d'avion, sans pouvoir allonger ses jambes !

N'allez pas croire que je n'aime pas l'avion, au contraire, je trouve cela rigolo, et je n'ai aucune inquiétude quand j'en prends un.
Mais là, je dois avouer, c'était la première fois que je restais dedans pendant presque 3 jours, ce fut long.


Ma devise est « Il faut toujours voir le coté positif des choses »


J'ai pu la mettre en pratique de nombreuses fois.


Nous rencontrons des gens différents, et surtout, dés que vous franchissez le paravent pour le contrôle des bagages, vous êtes déjà dépaysés.
Le voyage commence et finit souvent dans un aéroport.

Pour nous, il a commencé à Paris Charles de Gaulle, premier strip tease (le premier d'une longue série - Je me demande si les douaniers ne sont pas en manque et vachement voyeur quand même)


Apres cela, récupération des bagages et premières attentes (la aussi, la première d'une série qui sera interminable pour les gens comme moi qui ne sont pas patients si ils n'ont pas un book en mains)


Nous montons dans l'avion (A377 pour les connaisseurs, moi je vous dirai, touché - coulé)
Coup de chance, nous sommes tous les deux tranquilles dans une rangée extérieure de l'appareil, et surtout je suis du coté hublot !


Je vous avoue que je suis un vrai gamin quand je suis dans un avion, et la chance de pouvoir voir à travers le hublot, le décollage, l'île de France illuminée en dessous, puis les nuages et le soleil, me donnent un sourire jusqu'aux oreilles.

Petit conseil : si vous devez prendre l'avion pour de longues périodes, les 3 ou 4 jours avant le départ, faites la « java », nuit blanche à gogo, brefs, fatigués vous un max, et surtout, surtout, attendez d'être dans l'avion pour vous endormir et commencer à ronfler pour énerver le voisin:)

Nous atterrissons après 11h30 de vol à Tokyo, pour y rester que 2 petites heures.
Le détail qui tue, le personnel et douanier nous accueillent dans un Français parfait.
Quand je pense, qu'en France, pour trouver un gars qui parlent autre chose que sa langue natale, faut se lever tôt, alors qu'ici, les japonais parlent parfaitement notre langue.

Nous remontons dans un A320 - Il a coulé mon porte avion :))
Cet avion est plus petit, mais surtout, misère, nous nous retrouvons dans la partie centrale, avec les fameux « 4 sièges » pour ceux qui connaissent, certainement la plus mauvaise place dans un avion.
Adieu ma belle vue, et mon sourire...

Nous atterrissons après 9h30 de vol à Nouméa, pour y rester 17 heures.
Là, le dépaysement réel commence.


On descend de l'avion avec l'impression que le soleil va nous tomber sur la tête - a mon avis, il est déjà en chute libre le peper.
Il est 7h40 du matin, il fait 26° !
Petit rappel, nous sommes le 28 janvier 2008 !
Le 25 janvier, il faisait -2° dans notre maison en Seine et Marne.
Le 27 janvier, il faisait 5° à Tokyo - il faisait bon quoi :)
Une différence de 28° en plus, en trois, jours, c'est pas mal...dans ce sens là en tout cas :)

Certes, la chaleur nous a assommé toute la journée, mais le plus beau, c'est le paysage, la végétation (les arbres en France paraissent ridicules à coté) les palmiers, cocotiers, le soleil et le ciel bleu azur nous confortent dans notre choix d'être venus ici.

On pense tout de suite, à notre famille, aux amis et collègues qui sont en France avec un temps pourri, gris, froid et pluvieux, et là, nous, on a la « banane », on se marre, en se disant
« Les pauvres, je voudrais pas être à leur place hihihih »

Ceux qui me connaissent savent que j'ai une chance extraordinaire, ce n'est pas pour rien que l'on me surnomme « chat noir ».
Pour ne pas faire mentir mes amis les jumeaux, devinez qui est descendu parmi les premiers de l'avion, et ont eu les derniers les bagages ?
« Les derniers seront les premiers » comme disait une nana avec un fort accent canadien ou québécois, elle n'avait pas tort !

Après avoir ENFIN récupérer les bagages, nous passons la douane (territoire français je le rappelle) devinez qui c'est fait mettre sur le coté pour tout bien contrôler ? mmmh ?

Bref, nous sortons enfin de l'aéroport, direction notre hôtel (le Tontoutel)
Là, une bonne douche avec de l'eau chaude (la dernière avant 2 ans, il n'y a pas de chauffe eau sur Uvéa) une petite sieste, quelque croquis pour Jane, et moi une petite balade pour accompagner ma clope !

22h45, direction l'aéroport pour reprendre notre périple, le dernier voyage pour, enfin, arriver à destination, l'île de Wallis - Uvéa.

Pour continuer dans le chapitre « chat noir », pour enregistrer les bagages, l'hôtesse nous informe gentiment que nous avons 6 kg de trop.

En effet, l'avion pour Wallis - Uvéa étant plus petit que toutes les batailles navales réunies, le poids en cabine passe de 10 kg à 7 kg (3 kg de moins par valise, soit 6 kg à 2)
Elle nous dit qu'il faut que nous laissions des affaires ici.

Nous commençons alors, à ouvrir les valises, retirer un truc, puis un autre (déjà que nous avons laisser énormement de choses en métropole a cause du poids, nous l'avons « mauvaise »)

Nous arrivons enfin au poids espéré, elle enregistre les bagages, et nous redonne les valises avec notre stock d'affaires.
Les valises étant enregistrées, nous avons remis toutes nos affaires dans les valises.
Mais chuuutt !! Faut pas le dire, je compte sur vous :)

Et c'est parti pour 4 heures de vol au dessus du Pacifique.
La période « chat noir » étant terminée, je me retrouve à coté du hublot hihihih
Après un décollage où j'ai commencé à douter sur mon « athéisme » nous nous écroulons dans l'avion.
Réveil 3h00 plus tard, le soleil se lève, nous voyons le pacifique sous nos pieds, et enfin, nous apercevons Uvéa !
Notre terre pendant 2 ans ! L'île est très verte, et nous ne voyons aucune habitation.


Nous commençons l'atterrissage, et là, je me dis que le « fameux » pilote va peut être un peu trop vite. Gagné, au dernier moment, l'avion se cambre, nous glissons sur le coté, et c'est parti pour un tour gratuit au dessus des récifs coralliens.


Là, je dois avouer, je commence sérieusement à croire dans un truc, je sais pas lequel, mais je prie !


Apres un deuxième essai réussi - bah vi, sinon, je vous parlerais pas maintenant dans le cas contraire - nous atterrissons sous un tonnerre d'applaudissements une fois les roues sur la terre.

Nous descendons, et je me dis que « le peper » la haut, il a encore du dégringoler.
Il est 5h05, et il fait déjà 26° avec une humidité énorme, nous sommes trempés rien que de marcher.


Les bagages et les douanes se passent sans problème.
Nous sortons, et là, Kika une amie du propriétaire qui nous loue la maison, nous accueille avec 3 gros colliers de fleurs, qui sentent extrêmement bon.

Les colliers de fleurs, sont d'usage ici.
Les Uvéens s'en servent comme bijoux.
La coutume veut, que quand quelqu'un vous offre un collier, vous le gardiez toute la journée.
Vous ne pouvez le retirer que chez vous, et si vous devez ressortir, vous le remettez.
J'aurai l'occasion de vous reparler de ces colliers de fleurs.



Première impression sur les Wallisiens, ils sont accueillants, très chaleureux, et nous inspirent confiance dés le premier regard, ce sont des gens qui n'ont pas une once de méchanceté en eux.

Contrairement aux européens, la différence est visible de suite.

Physiquement, vous prenez un ou deux Chabals, et vous avez la taille des wallisiennes et wallisiens.

Autant vous dire, qu'ici, je parais pour un gringallet, alors qu'en Europe, je suis, comment dirais je, un bon vivant. Soit disant qu'une légère proéminence commence à se dessiner.
Moi, j'ai juste des abdominaux proéminents, et d'ailleurs, ils sont si forts mes abdos, on dirait qu'il n'y en a qu'un seul :)

Kika nous emmène dans son pick-up avec benne.
Jane monte devant avec elle, moi, dans la benne avec les bagages.
A ce moment là, une crise de « chat noir » remonte.
En effet, nous avons à peine démarrer qu'une averse, que dis je, des trombes d'eau nous tombent dessus, digne des plus grands films.
Je suis trempé de la tête aux pieds en moins de 2 minutes, les bagages coulent, et le vent me gifle le visage.

Premier souvenir d'Uvéa, une douche froide dans une benne de pick up :)

Suite à cette douche rafraîchissante (il faut toujours voir le bon coté des choses)


Nous arrivons à la maison que nous avons loué.


Elle ressemble plus à une villa, qu'a une maison traditionnelle Wallisienne (Falé)
Elle comporte un grand salon, une grande salle à manger, une belle cuisine, et 3 chambres, le tout sur 150m² habitable.
Un abri pour la voiture et une belle terrasse qui donne sur le jardin luxuriant.
Le jardin (5000m²) est entouré de végétation, palmiers, cocotiers, bananiers, manguiers, et autres espèces dont je ne connais pas le nom.
Aucun vis-à-vis, excepté le ciel bleu et le soleil (peper est bien haut, et donne de sa personne)


La maison est au dessus de nos espérances, magnifique, situé à 5 minutes de la mer.
Nous habitons dans le nord de l'île, dans la région de HIHIFO, notre village se nomme VAITUPU.





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Publié à 08:09, le samedi 9 février 2008, Wallis et Futuna
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Présentation

Jeudi 07 février 2008

Bonjour à tous !
Je me présente, Manu, 32 ans, nouvel arrivant sur Uvéa (Wallis)

 

J'écris ce blog pour garder en souvenir les scènes de vie que je vais vivre ici, et aussi, faire partager a ceux qui comme moi, sont curieux et on soif d'aventure et de mouvement

 

Flash-back : Avril 2007, Créteil, Ile de France

Avec ma femme, nous regardons les différentes destinations de mutation.
Wallis nous fait rêver, et on se dit, allez hop, on s'inscrit, on verra bien, la vie est trop courte, il faut en profiter au maximum.

 

Je ne me serais jamais douté que quelques mois après, je serais sur cette île du pacifique.
D'autant plus que je n'ai aucun mérite, étant donné que c'est ma femme (Jane) qui est prof d'art plastiques, qui a eu cette mutation.

Moi, je n'ai fait que suivre le mouvement, prendre le train en route.
Certes, ce type de décision se fait à deux, c'est un projet commun, mais un projet qui comporte des sacrifices, qu'il faut être prêt à payer.

Nous le sommes, c'est pourquoi, aujourd'hui, je suis sous les cocotiers, en entendant le ressac de la mer sur la barrière de corail, dans un décor et un climat, digne du paradis, pour des européens occidentaux tels que nous.

 

Avant d'aller plus avant sur la vie d'Uvéa, je voudrais vous signaler les différents étapes pour la préparation d'un changement de vie comme celui-ci.

 

Prendre la décision, est certainement le cap le plus difficile à passer.
Il faut avoir à l'esprit les changements qui vont s'opérer une fois sur place :

- Perte des repères sociaux, familiers, professionnels
- Vie économique plus difficile - pouvoir d'achat en baisse
- Climat sud équatorial
- Moins de confort, voire pas de confort du tout
- Alimentation, bestioles en tout genre,
- Intégration parmi la vie d'un nouveau peuple, avec des traditions et coutumes différentes des nôtres

Le fait de ne pas voir ses proches, est certainement le plus dur quand on est à 23 000 km.

 

Tout cela, n'a pas pour but de vous décourager, mais bien de vous montrer que c'est un engagement mutuel mûrement réfléchi.

Pour nous, cela fait partie du jeu, nous l'acceptons, et je vous dirais même, que si il n'y avait pas tout ces changements (contraintes diront certains) ce serait moins amusant.

Ce sont toutes ces choses qui font que partir et vivre cette expérience, est enrichissant humainement, et donne l'occasion de rêver des mois avant le départ.

C'est l'inconnu et l'aventure notre motivation !

L'amour entre nous en fait aussi parti, mais je ne raconterais pas ce coté là de notre vie dans ce blog, ni dans aucun autre d'ailleurs :)

 

Je n'ai qu'un conseil à donner :

Soyez positifs, n'hésitez pas, foncer, vivez vos rêves, vos envies, c'est ça la vie !
N'écoutez pas ceux qui seront négatifs, il y en aura toujours

 

A ce sujet, vous devrez expliquez longuement le choix de votre départ.
Cette discussion avec votre famille, vos amis et vos collègues sera récurrente, et les avis négatifs seront plus nombreux que prévu.
Attendez vous à passer pour un fou, un irresponsable, un insouciant, et de nombreuses choses que je nommerais pas ici par politesse.
Il faut certainement être un peu de tout ça, pour faire le choix de tout quitter et partir vivre à l'autre bout du monde.

 

Pour ma part, j'ai quitté ma famille, qui connaissent mon esprit indépendant ; mes amis, qui me soutiennent (même si ils ne partagent pas mes envies - n'est pas à cela que l'ont reconnaît les vrais amis- merci à eux) et pour finir mon travail.

Le plus dur étant le travail, pas pour des raisons sentimentales (quoique certains collègues vont me manquer) mais plus pour des raisons socio- économiques.
Comme je vous l'ai dit, Jane est prof, mais moi, je travaille dans le privé, enfin je travaillais...

Pour venir ici, j'ai du démissionner (ce qui est un comble aujourd'hui, quand on connait la rareté des places et des bonnes boites)

Le plus dur, sera donc de retrouver un travail quand nous reviendrons (si nous revenons:))

En effet, la famille et les amis seront là (du moins j'espère - déconnez pas les gars, on a encore plein d'apéro à faire ensemble) par contre le travail, lui, il ne m'attendra pas du tout, et retrouver les joies du métro, des horaires et des costumes cravates qui parlent capitalisations, après avoir passer 2 ou 4 ans à l'autre bout du monde, risque d'être difficile moralement.

Mais cela fait partie des sacrifices cités plus haut, je les assume, et les assumerai au moment venu (j'ai pas dit que ce serai simple:))


La deuxième étape est certainement la plus contraignante, car il s'agit de l'administratif.
Je ne m'étendrai pas sur le sujet (trop de choses à dire)
J'y reviendrai certainement plus tard.
Ce que je peux dire, vous le savez déjà, c'est long, fastidieux, et donne régulièrement des envies de meurtres, heureusement non assouvies.


La troisième étape, est la préparation aux différentes petites choses du quotidien qu'il va falloir emmener sur place.

Là, commence un vrai casse-tête, qui va durer des mois, entre le tri des affaires, l'envoi des cartons dans le container et les valises qui nous serviront à l'arrivée sur place, et ce, pendant les 2 mois qui nous séparent de l'arrivée de la caisse (container)

 

Je ferai une liste plus tard des choses indispensables à emmener pour avoir un minimum de confort sur Uvéa.

 

Sachez seulement que pour le container, il faut 4 mois avant qu'il accoste sur l'île d'Uvéa
Et pour les bagages, 40 kg maximum pour l'avion et par personne (30 en soutes et 10 en cabine)
Ce qui fait 80 kg de bagages à deux, et ce, pour 2 mois minimum
(Le porte container a souvent du retard nous dit on - Sympa le porte container, il se rend pas compte lui, de la vie que l'on mène ici:))

 

Vous me direz, 80 kg, c'est raisonnable !
Non mais vous plaisantez, essayez pour voir, un We ou il pleut et il fait froid chez vous, plutôt que de rester devant la tele, faites la liste de vos affaires, de ce qu'il vous faudrait pour 2 mois, et essayez de tout faire rentrer dans 6 valises en tout, sans dépasser un gramme.
Vous allez voir, ce n'est pas si évident...Allez bonne chance:)

 

A ce sujet, je tiens à remercier mes parents et beaux parents, ainsi que toutes les personnes qui nous ont vu investir le salon, quelques heures avant le départ, avec nos bagages, affaires en tout genre, faire et défaire nos valises avec la fameuse pesée, portée par myself en personne (J'ai fait de la muscu ce jour là) pour arriver au fameux 80 kg réglementaires.

 


Flash-back : 26 Janvier 2008, Aéroport CDG, Ile de France

 

Ca y est, nous sommes prêts, les billets et bagages sont enregistrés, prêts pour le grand départ.

Dans une demi-heure nous serons dans l'avion direction Tokyo (Japon) via Nouméa (nouvelle Calédonie) et enfin Uvéa (TOM Wallis)

On boit un dernier coup, les parents respectifs sont là, chacun y va de sa conversation presque inutile, juste pour meubler l'angoisse de l'au revoir.

Mes parents sont silencieux, et attendent, en écoutant mon beau père « jacasser »
(Comme d'hab. JC :))

Reste 10 minutes avant l'heure H, avec ma mère et ma sœur, je vais fumer la dernière cigarette (dernier moment intime peut être avec ma Moman :))

C'est aussi la dernière clope avant 36 heures...

Les fumeurs, vous pouvez applaudir, j'ai tenu!

Les non-fumeurs, vous pouvez applaudir, je n'ai pas gâché « votre » air pendant ce temps!

Et les au revoir commencent, chacun se souhaitent du plaisir pendant les années à venir.

Derniers regards (je vois encore le regard de mon père, inquiet mais fier, celui de ma mère, et de ma sœur plein d'affection avec une inquiétude certaine)

Dernier geste de la main, et pouf, c'est fini, nous sommes passés de l'autre coté du paravent (ou de la quatrième dimension)

PS : Félicitations à ma mère, ma sœur et ma belle mère, qui ont tenu jusqu'à la fin pour commencer la dépression rétinienne tant attendue par tous

 


 


Lettre de départ envoyé début janvier 2008 pour prévenir tout le monde :

Bonjour à tous et bonne année !

Une nouvelle année commence, et pour certain, les changements dans leurs vie sont important (n'est ce pas les moumounes :)

Pour ma part, je profite de ce message de fin d'année pour vous annoncer que je pars vivre dans le Pacifique sud !

Apres avoir vécu en Ile de France, je pars m'installer sur l'Ile de Wallis (Uvéa)...

Je change d'Ile en espérant que le climat soit plus agréable la bas :)
Pour ceux qui sont nul en Géo, c'est le moment d'ouvrir un atlas et de chercher Wallis et Futuna
Mais comme c'est les périodes de fêtes, je vais vous aider un peu...voir lien ci-dessous :

http://maps.google.fr/maps?hl=fr&ie=UTF8&ll=-13.298089,-176.195641&spn=0.236221,0.32135&t=h&z=12&om=1

Naturellement je ne part pas seul, my little Jane come with me !

Ou plutôt, je pars avec Jane, car grâce à ces talents de profs, de formatrice d'UIFM et un putain de bon dossier, la mutation pour Wallis a été acceptée.

Un tonnerre d'applaudissement pour Jane SVP...elle le mérite.

Moi, je change de boulot, je vais faire chômeur en CDI ET gigolo...c'est pas beau la vie :)

Pour ceux qui n'aurait pas suivi l'histoire depuis le début, petit rappel historique :

Septembre 2006 Rencontre officiel des futur Casses Couilles et élaboration d'un club VIP


Novembre 2006 Création officiel du club des Easy Casses Couilles(2 membres actifs...je vous laisse deviner qui :):)


Décembre 2006 Emménagement d'un membre féminin du club dans le local / appart de l'autre membre du club (94)


Janvier à mars 2007 Déménagement de l'appart de Tournan (ancien local de la fondatrice du club) (77)


Avril 2007 Signature pour achat d'un local beaucoup, mais beaucoup plus grands pour futur membres à venir (77)


Juillet 2007 Emménagement dans le local / maison (77)


Septembre 2007 Revente de l'ancien local / appart de creteil (94)


Octobre 2007 Mutation pour Wallis acceptée, Les Easy Casses Couilles bougent encore ! (98)


Janvier 2008 Déménagement du local / maison (77)

Et pourquoi je ne vous parle que de "déménagement et emménagement" ? Hein ?

Pour vous rappeler que nous avons besoin de bras charitables en Janvier 2008 !!
Nous avons aussi des solutions pour les personnes qui ont pris de bonnes résolutions du type " faire du sport"

En effet, en venant nous aider dans le dernier déménagement de l'année, vous pourrez vous musclez les bras, le dos, les mains, les cuisses...

et pour finir, un concours de "lever de coude" sera prévu ! VENEZ NOMBREUX !!

Le déménagement est prévu le We du 19 /20 janvier 2008 à Bannost
Et ceux qui ont les moyens peuvent venir nous aider a emménager en avril 2008 sur Wallis :)


Comme vous l'aurez constaté, 1 on traîne pas et 2 on bouge tout le temps !
3 déménagements dans l'année
3 départements
Et 1 an de vie dans les cartons,
A ce sujet, je tiens à vous signaler que nous projetons de créer des meubles en cartons, nous avons déjà la matière première :)

Lorsque nous serons installé sur Wallis, ceux qui voudront venir le We seront les bienvenus
Un conseil tout de même, ne prenez pas la voiture, a moins qu'elle soit amphibie, ne pensez même pas au train, le tunnel dans le pacifique n'est même pas commencer, je vous conseille plutôt l'avion :

Départ de Paris CDG tranquille, arriver 11h30 plus tard à Tokyo, puis, petite escale de plusieurs heures, et on repart tranquille et un peu en sueur pour 9h30 d'avion, arriver à Nouméa, une escale de 17h00 vous attend, et enfin départ dégoulinant de sueur pour Uvéa - Wallis avec seulement 4 petites heures

En tout, 23000 km pour 36 heures de voyages
Commencez des maintenant à réserver vos RTT !!

Voila, on vous attend pour les We ou vacances !
Pour nous contacter, très simple :

Pas de téléphone portable...ça n'existe pas la bas
Peut être une ligne téléphonique, je communiquerais a tout le monde quand aurons le numéro
Pas de boite postale, enfin pas encore, faut voir sur place, bah comme d'ahb. Je communiquerais des que je serais
Internet, en théorie, oui, dans combien de temps, on c'est pas, mais on l'aura !

A bientôt !

Manu





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Publié à 07:51, le jeudi 7 février 2008, Wallis et Futuna
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